Co-emploi au sein d’un groupe de sociétés : définition et limites.

La Cour de cassation a précisé les contours du coemploi dans un groupe de société par arrêt de la Chambre sociale en date du 7 Mars 2017 (N° de pourvoi : 15-16865 15-16866 15-16867) .

Ainsi, hors état de subordination, une société faisant partie d’un groupe ne peut être considérée comme un co-employeur, à l’égard du personnel employé par une autre, que s’il existe entre elles, au-delà de la nécessaire coordination des actions économiques entre les sociétés appartenant à un même groupe et de l’état de domination économique que cette appartenance peut engendrer, une confusion d’intérêts, d’activités et de direction, se manifestant par une immixtion dans la gestion économique et sociale de cette dernière.

Par conséquent, ne peuvent ne peuvent suffire à caractériser une situation de co-emploi le fait que :

- les dirigeants de la filiale proviennent du groupe et soient en étroite collaboration avec la société dominante,
- que celle-ci ait apporté à sa filiale un important soutien financier
- et que pour le fonctionnement de la filiale aient été signées avec la société dominante une convention de trésorerie ainsi qu’une convention générale d’assistance moyennant rémunération.

Texte de l’arrêt de la Chambre sociale de la Cour de Cassation en date du 7 Mars 2017 : https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&idTexte=JURITEXT000034171880&fastReqId=2099316597&fastPos=1

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