Utiliser la logique du PCG pour obtenir des états financiers conformes.

La numérotation des comptes a une signification particulière qui permet de s’y retrouver plus facilement. Parce qu’elle suit une certaine logique, la numérotation du PCG facilite aussi l’automatisation de la comptabilité.

Le respect de la logique inhérente au plan de comptes, évitera à l’entrepreneur qui fait sa comptabilité seul, d’avoir une balance ou des états comptables déséquilibrés.

Les comptes du PCG sont divisés en 7 classes de comptes qu’il faudra respecter. Ces comptes pourront ensuite être adaptés, à condition de respecter l’arborescence prévue par le PCG ou la logique propre à certains schémas de comptes.

Le non respect de cette logique particulière peut empêcher le calcul des états financiers annuels que sont le bilan et le compte de résultat, voire de la liasse fiscale. Tous les éditeurs de logiciels comptables l’utilisent.

Les 7 classes de comptes se répartissent entre le bilan et le compte de résultat

En comptabilité, les comptes sont classés selon leur nature. 5 classes se trouvent au bilan, à l’actif ou au passif. 2 classes se retrouvent uniquement dans le compte de résultat.

Les comptes de classe 1 sont les comptes de capitaux. Ils contiennent essentiellement les apports des associés, les réserves issues des bénéfices des années précédentes, et les emprunts. Les comptes de classe 1 se retrouvent toujours au passif du bilan.

Les comptes de classe 2 sont les comptes d’immobilisations. Tous les investissements en matériel, machines, locaux de l’entreprise, ordinateur, fonds de commerce acquis, se retrouvent dans cette classe. La classe 2 se situe toujours à l’actif du bilan.

Les comptes de classe 3 sont les stocks et en-cours de l’entreprise. L’entreprise qui achète des marchandises pour les revendre n’a peut-être pas tout vendu à la clôture de son exercice comptable. Les marchandises non vendues et stockées dans un entrepôt se trouvent à l’actif du bilan (colonne de gauche).

Les comptes de classe 4 sont les comptes dits de tiers. Ils enregistrent les créances et les dettes non réglées à la fin de l’exercice. Les créances sont à l’actif et les dettes au passif.

Les comptes de classe 5 sont les comptes financiers. Les comptes bancaires, la caisse lorsque l’entreprise manipule des espèces, les éléments immédiatement cessibles comme les actions, obligations, parts sociales à vendre rapidement, se trouvent dans ces comptes.

Les comptes de classe 6 sont les charges de l’entreprise. Il peut s’agir d’achats de matières premières pour la fabrication d’un produit à vendre, de petit matériel, matériel de bureau, d’un loyer, des impôts à payer etc. Les comptes de classe 6 se trouvent dans le compte de résultat.

Les comptes de classe 7 sont les produits vendus par l’entreprise. Produits fabriqués, marchandises vendues, produits financiers se retrouvent en classe 7.

Respecter l’arborescence prévue par le PCG pour le plan de comptes

La PCG offre une grande liberté aux entreprises, qui peuvent adapter le plan de comptes en fonction de leurs besoins.

Il est donc possible de créer autant de comptes et de sous-comptes que besoin.

Malgré cette liberté, les entreprises doivent tout de même respecter l’arborescence d’origine. Ils créeront des sous-comptes de comptes déjà prévus dans la liste des comptes pour que les nouveaux comptes apparaissent dans les bonnes cases des états financiers ou de la liasse fiscale.

Exemple d’arborescence prévue par le PCG

Un compte de classe 6 est un compte de charges qui apparaîtra au compte de résultat. Un compte 64 est un compte qui concerne les charges de personnel (salaires et charges sociales). Un compte qui débute par 641 indique qu’il s’agit de rémunérations.

L’entreprise qui a deux établissements et souhaite distinguer les rémunérations par établissement pourra créer :

  • un compte 641110 pour l’établissement 1 ;
  • un compte 641120 pour les salaires bruts des salariés de l’établissement 2.

Elle ne pourra pas créer un compte 631 intitulé salaires de l’établissement 1 et ouvrir le compte 641100 pour enregistrer les salaires bruts de l’établissement 2. Les comptes de racine 63 ou qui commencent par le chiffre 63, sont réservés aux impôts et taxes.

Respecter les règles spécifiques à la numérotation des comptes pour gagner du temps

La numérotation des comptes n’est pas totalement libre. Quelques règles spécifiques existent. L’objectif initial était de permettre un repérage rapide dans la balance des comptes.

Aujourd’hui, ces règles permettent une bonne alimentation automatique des états financiers et de la liasse fiscale.

La règle la plus connue concerne les amortissements et dépréciations.

Le compte d’amortissement des immobilisations est aisément reconnaissable par le chiffre 8 en seconde position.

Le compte de dépréciation a un chiffre 9 en seconde position.

Ainsi, à chaque compte d’immobilisation amortissable correspond un compte d’amortissement ou de dépréciation avec une numérotation presque identique. Le chiffre 8 en seconde position vient simplement s’intercaler entre les autres chiffres du compte d’immobilisation.

Exemple

Le compte réservé au matériel de transport (voiture ou autre) est le compte 2182xx. Le compte d’amortissement correspondant est le compte 28182x.

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